« Un soir, sur un chemin familier qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti frissonner l’arbre du silence. […] Il n’y avait plus de vent, rien ne bougeait, tout était apaisé, et pourtant j’ai entendu comme un murmure. J’ai eu l’impression - la conviction ? - qu’il provenait de l’arbre dont nous sommes issus : celui de nos familles, dont les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond de nous. Autant de feuilles, autant de voix vers lesquelles il faut se pencher pour bien les entendre, leur accorder l’attention nécessaire à la perception d’un silence qui, en réalité, n’en est pas un et ne demande qu’à être écouté. Je sais aujourd’hui que ce murmure a le pouvoir de donner un sens à notre existence, de prolonger la vie de ceux auxquels nous devons la nôtre, car ils nous habitent intimement. »

- Christian Signol, Ils rêvaient des dimanches

vendredi 9 juin 2017

#ChallengeAZ : H comme hyver 1751

Extrait du registre BMS de Retord © AD01


« Remarque à la postérité
L’hyvers a commencé le jour de toussaint de 1750,
A continué sans relâche de deux beaux jours jusqu’au
31e may de 1751. Ce qui a été cause, que faute de fourrage
Et la saison trop reculée on a laissé les deux tiers des
Terres à labourer à Retord et ailleurs comme chimi-
-lieu passin &a ce 9e juin la neige prend pied encore »

Hiver très rude, le curé de Retord (sur les hauts plateaux de l’Ain), n’a pas manqué de le décrire, entre deux actes sur ses registres paroissiaux.

1 commentaire:

  1. Remarque à la postérité...
    Le curé a bien laissé des informations aux suivants. Joli.

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