« Un soir, sur un chemin familier qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti frissonner l’arbre du silence. […] Il n’y avait plus de vent, rien ne bougeait, tout était apaisé, et pourtant j’ai entendu comme un murmure. J’ai eu l’impression - la conviction ? - qu’il provenait de l’arbre dont nous sommes issus : celui de nos familles, dont les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond de nous. Autant de feuilles, autant de voix vers lesquelles il faut se pencher pour bien les entendre, leu accorder l’attention nécessaire à la perception d’un silence qui, en réalité, n’en est pas un et ne demande qu’à être écouté. Je sais aujourd’hui que ce murmure a le pouvoir de donner un sens à notre existence, de prolonger la vie de ceux auxquels nous devons la nôtre, car ils nous habitent intimement. »

- Christian Signol, Ils rêvaient des dimanches

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1915



Janvier 1915
Fin de l'instruction pour Jean-François et départ pour le front : ce sera les Vosges, avec le 23ème Bataillon de Chasseurs Alpins.
 
Février 1915
Les travaux de tranchée se succèdent. Visite du Président Poincaré et embarquement pour le bois du Gaschney.

Mars 1915
Après les violents combats au Reichackerkopf, le Bataillon est envoyé à La Bresse.

Avril 1915
Le Bataillon rejoint Granges. Les travaux de propreté y sont appréciés. Les marches et exercices divers maintiennent les hommes en état d'alerte.

Mai 1915
Le Bataillon quitte Grange pour participer à la défense du Sillacker.

Juin 1915
Violents combats de Metzeral.

Juillet 1915
Le Bataillon est envoyé au Braunkopf. Organisation des premières lignes, pose de fils de fer, construction d'abris. Bataille du Linge, "tombeau des Chasseurs". Garde du Drapeau.

Août 1915
Bombardements sur le Barrenkopf. Les premiers gaz pour Jean-François.

Septembre 1915
Séjour à Gerbépal; enfin quelques repos bien mérité. Le Bataillon est ensuite envoyé à Blancrupt et Noirrupt.

Octobre 1915
La vie continue dans les sous-secteurs de Blancrupt et Noirrupt. Les avions survolent les lignes. Les hommes tombent. D'autres sont fusillés, comme le soldat Marsaleix qui a tenté de déserter.

Novembre 1915
La neige abondante complique les manœuvres. Retour au Gaschney. Repos à Arnould à la fin du mois.

Décembre 1915
Après une semaine de repos, le Bataillon revient dans le secteur de Metzeral (tranchée du Kiosque et de la cote 664). Deuxième Noël en tant que soldat pour Jean-François.


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