« Un soir, sur un chemin familier qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti frissonner l’arbre du silence. C’était après un orage, dans cette odeur de terre et de pierres mouillées qui réveille si bien en nous un écho oublié, venu du fond des âges. Il n’y avait plus de vent, rien ne bougeait, tout était apaisé, et pourtant j’ai entendu comme un murmure. J’ai eu l’impression – la conviction ? – qu’il provenait de l’arbre dont nous sommes issus : celui de nos familles, dont les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond de nous. Autant de feuilles, autant de voix vers lesquelles il faut se pencher pour bien les entendre, leur accorder l’attention nécessaire à la perception d’un silence qui, en réalité, n’en est pas un et ne demande qu’à être écouté. Je sais aujourd’hui que ce murmure a le pouvoir de donner un sens à notre existence, de prolonger la vie de ceux auxquels nous devons la nôtre, car ils nous habitent intimement. »

— Christian Signol, Ils rêvaient des dimanches

vendredi 23 janvier 2015

La généalogie est un yo-yo

Si la généalogie était un jeu d'adresse, ce serait un yo-yo. Parce que la généalogie c'est :
  • Le désespoir
Alors que tu crois que c'est bouché, que non, définitivement non, tu ne trouveras jamais l'acte de mariage de Mathurin Soulard et Perrine Grimaud (au XVIIIème siècle).
  • L'espoir
Bon, certaines généalogies sur le Net indiquent bien un hypothétique contrat de mariage, mais que tu ne trouves pas non plus.
  • L'attente
Bon, t'as bien demandé au Fil d'Ariane d'aller voir si ce contrat existe vraiment...
  •  Le scepticisme
... Mais, même s'il est trouvé, rien ne garantit qu'on puisse progresser.
  • La joie
Et puis, voilà, un jour le contrat de mariage arrive.
  • La re-joie (sic)
Chouette, les parents du marié sont cités. 
  • La déception
Zut, je ne les trouve pas sur les généalogies déjà en ligne. 
  • La re-déception (re-sic)
Zut, les parents de la mariée ne sont pas cités. 
  • L'allégresse
Chouette, tous ses frères et sœurs le sont et je les trouve en ligne. 
  • L'ébullition
Par recoupement je trouve les parents. Et donc leur paroisse. 
  • La jubilation
Et donc l'acte de mariage tant recherché (à 50 km de là où je le cherchais : je ne risquais pas de le trouver !).

C'est vraiment le yoyo des émotions !


Yo-yo, Photopin

Et chaque trouvaille soulève son lot de découvertes annexes. Ce n'est pas seulement une génération supplémentaire : c'est un nouveau lieu, un nouveau métier [ 1 ], de nouvelles personnes... Et de nouvelles questions. Si on continue avec cet exemple, pourquoi Boniface Grimaud, le père de Perrine, est successivement dit dans les différents documents où il est cité :
  • tailleur d'habits (en 1693)
  • "Maître" (en 1698)
  • laboureur (en 1699)
  • cabanier (fermier donc, en 1701/1705)
  • fermier (en 1710/1712)
  • "monsieur" (en 1716 et 1719)
Quel curieux parcours ! Si le métier de tailleur d'habit lui vaut ce titre de "maître" (ce qui est probable), le voilà simple laboureur l'année suivante : non seulement c'est un changement professionnel radical, mais c'est aussi un métier plutôt en bas de l'échelle parmi tous les métiers agricoles. Ce métier terrien ne l'empêche pas d'être à nouveau (et à plusieurs reprises) distingué, cette fois par le titre de "monsieur".
De même, si le futur marié est jardinier puis laboureur, la future est dite "Dame". Et les cousins et témoins cités dans le contrat et l'acte de mariage sont archer de mairie, huissier, praticien, maître orfèvre, notaire royal, "escuyer" et chevalier.
Quel drôle de mélange social.

  • Étonnement
  • Tracas
  • Confusion
  • Interrogation
  • Effervescence  
  • Espoir
  • ...
Un yo-yo, je vous dis.


[ 1 ] Le cabanier, en l'occurrence, qui est un fermier.



vendredi 16 janvier 2015

#Généathème : votre astuce

De mon point de vue, la généalogie est avant tout une question de partage. D'abord parce que mes ancêtres ne m'appartiennent pas en propre, mais parce que je les partage avec beaucoup de personnes - que je connais, ou non (et plus on remonte dans le temps, moins je les connais). Et puis parce qu'elle s'inscrit dans l'histoire (la petite ou la grande) et que, là encore, c'est une affaire collective. D'où mon regret de voir petit à petit la généalogie se monnayer (par les archives, les cercles généalogiques...).

Les blocages, ou épines généalogiques, sont indissociables de la généalogie : parce que soudain vos ancêtres déménagent sans laisser d'adresse, parce qu'ils exercent des métiers disparus aujourd'hui, parce que les écritures manuscrites de chacun ne sont pas toujours aisées à déchiffrer. Vaincre ces difficultés fait partie du plaisir de la quête : d'abord parce qu'elles permettent de comprendre puis de progresser. Comprendre ce qu'on lit ou la vie de ceux qui nous ont précédé. Progresser en trouvant la génération suivante. Et c'est une satisfaction indéniable. Pour passer ces difficultés il y a l'expérience, la patience ou la persévérance.

Mais parfois, malgré toute notre bonne volonté, on se trouve véritablement coincé. Une aide extérieure peut alors se révéler précieuse. Pour débloquer une épine (ou une "épinette") il existe différentes solutions possibles.

Personnellement, les arbres en ligne sont les premiers vers qui je me tourne pour débloquer une situation. Le premier réflexe. Je cherche une personne, un lieu, une filiation... Quelqu'un dans le vaste monde a-t-il eu les mêmes interrogations que moi ? Et surtout a-t-il trouvé ? Je tente ma chance pour trouver un raccourci. Parce que bien sûr, si le plaisir est dans la recherche, il ne faut pas exagérer non plus...

Les bases en ligne : celles des cercles généalogiques, des archives... sont aussi fort pratiques. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler sur ce blog. Elles permettent parfois d'apporter des solutions inédites, auxquelles on n'aurait jamais pensé. De même, les relevés collaboratifs de Geneanet m'ont permis de faire des découvertes complémentaires bien utiles parfois : mention d'un contrat de mariage qui, une fois obtenu, précise toute la parentèle par exemple.

Et puis il y a l'assistance de tous les jours : celle des réseaux sociaux. Sans se prendre la tête, on pose une question au fil du vent. Il y a toujours quelqu'un pour répondre. J'utilise cette botte pas vraiment secrète pour m'aider à lire un mot par exemple. Et soudain le "porc de la mariée" se transforme en "père de la mariée"; ce qui, il faut bien le dire, produit un tout autre effet parmi les témoins de la noce ! Un œil neuf, c'est toujours précieux. D'autre fois c'est pour comprendre le sens d'un mot. Le cabanier a ainsi beaucoup fait parler la Twittosphère autour de moi et je remercie ici tous ceux qui m'ont expliqué que c'était un fermier.


Rencontrée un peu au hasard de mes blocages, l'association Fil d'Ariane fait partie de mon quotidien généalogique maintenant. Je l'utilise beaucoup pour pallier l’éloignement géographique. Si je demande parfois de faire une recherche "au hasard" (genre "est-ce que par hasard untel serait né ici dans ces années-là ?"), généralement c'est plutôt pour me photographier des actes notariés dont j'avais déjà une indication (par exemple un contrat de mariage mentionné dans l'acte de mariage); en attendant que les archives mettent leurs propres copies en ligne. C'est plus ou moins long, selon le nombre de bénévoles sur place, mais peu importe : je ne suis pas pressée. Ces documents "m'attendent" depuis plusieurs centaines d'années parfois, alors quelques jours de plus ne changeront rien.

Bien sûr, cela ne résout pas toujours tout : si grâce au Fil d'Ariane j'ai enfin trouvé la fiche militaire de mon arrière-grand-père (souvenez-vous, l'épine généalogique présentée l'année dernière), aujourd'hui encore il reste des mystères : a-t-il véritablement été envoyé dans les Dardanelles avec son patron angevin et toute l'usine Bessonneau, par exemple ?

Et parce que j’apprécie de pouvoir trouver ces informations et informateurs, je rends la pareil : comme j'ai déposé mon arbre en ligne, je suis devenue bénévole à mon tour pour le Fil d'Ariane... Pour que l'échange soit réciproque.

Bref, le partage, les échanges, les astuces c'est ma vie quotidienne de généalogiste.


vendredi 9 janvier 2015

Luxure en Vendée ?

Comme je l'ai déjà dit sur ce blog, la généalogie, c'est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. C'est ce qui m'est arrivé récemment : une recherche (que je croyais) innocente et qui a suscité beaucoup de questions et des découvertes inattendues.

Poursuivant l'exploration des registres paroissiaux à la recherche des actes concernant mes aïeux, je feuilletais (virtuellement) ceux de Vendée. Je n'avais que peu d'information sur Jacques Gendronneau et son épouse Jeanne Cosset, les parents de Jeanne (qui, elle m'est assez bien connue). J'ignorais où et quand ils sont décédés et mariés, par exemple.

Après une recherche sur Noms de Vendée (rappelez-vous, j'en ai parlé ici), je vois qu'ils ont au moins un enfant né au Vieux Pouzauges. Je me rend donc directement à la page indiquée et trouve en effet la naissance de Louis :


Registre du Vieux Pouzauges, AD85

"Le vingt quatre du mois de mars mil sept cent trente neuf est né et
baptisé le lendemain par moy soussigné loüis fils naturel de Jacque
gendronneau et de Jeanne cosset, a été parrain sans marrain
mathurin blanchard qui ne sait signer au lieu de loüis heriau et de
jeanne pequin qui ont été refuzés pour parrain et marraine.
Moreau prêtre"

Dans cet acte, plusieurs éléments m'interpellent :
  • Le fait que le parrain et la marraine choisis aient été refusés : c'est la première fois que je trouve cette mention. Malheureusement la raison de ce refus m'est inconnue. C'est la légère frustration qui accompagne parfois le généalogiste lors de ses découvertes.
  • Le fait que l'enfant est dit "enfant naturel". Rappelons qu'un enfant naturel est un enfant conçu hors mariage. Cet état n'est pas définitif, puisque les parents peuvent reconnaître officiellement leur(s) enfant(s) naturel(s) lors de leur mariage [ 1 ]. J'ignore en effet la date de mariage du couple : d'après cet acte, il doit être postérieur à 1739.
Est-ce que ces deux éléments sont liés ? Je reste sur ma faim.

Ce qualificatif de "naturel" est assez rare, surtout dans des époques où on ne plaisantait pas avec le mariage et les relations extra conjugales. C'est pourquoi cette mention retient mon attention.

Ignorant le lieu de naissance de mon ancêtre Jeanne (sœur de Louis), je poursuis mon exploration des registres du Vieux Pouzauges pour voir si elle y est née quelques années avant ou après son frère.

 Et là, je m'aperçois que les enfants naturels sont légions dans ces registres. Ainsi, sont qualifiés de "naturels" :
  • 15 enfants sur les 29 actes de naissance enregistrés en 1737, 
  • 13 sur 34 en 1738,
  • 10 sur 36 en 1739,
  • 16 sur 31 en 1740,
  • 18 sur 37 en 1741,
  • 9 sur 31 en 1742.
Soit environ 40% des naissances sur ces cinq années. Et cette expression n'est pas une lubie du rédacteur, car on la retrouve indifféremment sous la plume du curé Coursin, du prêtre Moreau et du diacre Touchault.
On notera aussi quelques naissances illégitimes, mais beaucoup plus rares (une en 1741, un autre en 1742 par exemple), de mère seule ou de couple.
Certains couples ont plusieurs enfants naturels. On trouve parfois la mention "fille de non légitime mariage". Les parrains/marraines refusés se retrouvent dans la plupart des autres actes d'enfants naturels, mais ils ne sont pas systématiques.

Alors je me demande ce qui a bien pu pousser les braves habitants de ce coin paisible de Vendée à tomber ainsi dans la luxure et à faire des enfants hors mariage à tour de bras !

Bon, soyons honnêtes, vu l'ampleur du phénomène, il y a peu de chance que ce soit une question de luxure. Je commence donc à explorer le monde merveilleux du Net à la recherche d'une piste expliquant ce phénomène.

Un faisceau d'indices me met alors sur une toute autre piste :
  • les parrains/marraines refusés par le curé
  • les mentions du "non légitime mariage"
  • l'acte de mariage de mes ancêtres non trouvé
Ces curiosités sont le signe de la religion protestante des parents. Bien qu'elle ne soit jamais mentionnée par les rédacteurs de ces actes, on le devine entre les lignes. Pour mémoire, en 1685 Louis XIV révoque l’Édit de Nantes (promulgué par Henri IV en 1598) accordant la liberté de culte aux protestants. Malgré une émigration massive, nombreux sont ceux qui restent en France. Ceux qui refusent d'abjurer leur foi entrent alors dans l'illégalité.

Concernant ce qu'on appelle aujourd'hui l'état civil, la seule source disponible, ou presque, pendant cette période est constituée par les registres paroissiaux catholiques. Ils enregistrent les baptêmes, mariages et sépultures, suivant les rites catholiques uniquement (le protestantisme étant, en principe, éradiqué du royaume). Malgré cela, on peut y discerner la présence des protestants. 

Le premier indice est le fait que le prêtre mentionne qu’il a refusé les parrains et marraines choisis par les parents. C’est lui qui désigne les remplaçants. Dans ce cas, en général, il n’y a alors pas de doute sur la religion des parents. Mais il arrive aussi que certains curés complaisants acceptent les parrains et marraines choisis par les parents : on l'a vu ici, le refus n'est pas systématique.

La mention de la naissance d’un enfant né d’illégitime mariage, ou né d'un non légitime mariage confirme qu’il y a eu mariage, mais hors de l’Église officielle (catholique). En effet dès la révocation de l’Édit de Nantes, certains protestants restés en France ont officialisé leur union devant un prêtre, bon gré mal gré; mais d'autres en revanche, malgré les risques, ont choisi de faire appel à des pasteurs clandestins itinérants. C'est ce que l'on appelle des mariages "au désert". Le problème majeur est que ces registres, s’ils ont existé, ne sont qu’exceptionnellement parvenus jusqu’à nous : illégaux, leurs propriétaires risquaient la prison pour eux et pour ceux qui y figuraient si ces registres étaient trouvés. Des "certificats" pouvaient être délivrés, lesquels ont eux-mêmes malheureusement souvent disparu au fil du temps. Parfois, les protestants ont simplement vécu en couple avec la seule bénédiction de leurs parents, puisque pour eux le mariage n’est pas un sacrement. La trace écrite dudit mariage protestant est donc la plupart du temps impossible à trouver.

Les protestants restés dans le royaume ont cherché à résister, de façon plus ou moins ouverte, à la "catholicisation" forcée qu'ils subissaient. Par exemple, le baptême, donné par un prêtre catholique aux enfants protestants était un baptême forcé, puisque les parents n’avaient pas le choix du "baptisant". Ils retardaient donc le plus possible le baptême (puisque la religion catholique recommande de le faire le plus vite possible). Ou bien ils choisissaient des prénoms dans l’Ancien Testament, comme Abraham, Esther, Judith, etc... trouvant leur inspiration dans la lecture assidue de la Bible, qu'ils pratiquaient régulièrement (ce qui n'a pas été constaté ici). Mais parfois, les prêtres, en réaction, refusaient de donner aux enfants ces prénoms bibliques choisis par leurs parents. En généalogie, les choses se compliquent alors car on peut trouver un enfant nommé Abraham par sa famille et identifié comme tel à son mariage après la Révolution, mais qui a été baptisé sous le nom de Pierre ! En conséquence, il est difficile de retrouver le bon acte de baptême.

Les protestants n’ont retrouvé officiellement un état civil propre qu’avec l’Édit de Tolérance, en 1787. Outre le fait que, désormais, les protestants peuvent légalement faire enregistrer leurs mariages, naissances et décès, ils peuvent aussi faire des "réhabilitations de mariages", grâce aux certificats produits par les mariés, et faire inscrire dans l’acte les enfants issus de leur couple, même quand ceux-ci ont été baptisés en leur temps au sein de l’Église catholique. On peut trouver également des registres particuliers aux protestants ouverts dans certaines paroisses; malheureusement ils sont rares.

Dans le cas qui me préoccupe, cette hypothèse protestante est enfin confirmée lors du mariage de Jeanne, en 1766. Après une lecture attentive de l'acte quasi effacé, on peut deviner la mention suivante : "avec le consentement de la mère de la [contractante ?] comme étant de la religion protestante".

Et c'est la première protestante de ma généalogie.

Point de luxure, donc, bien au contraire !


[ 1 ] Dans ma généalogie, je connais par exemple le cas de Joseph Borrat-Michaud et Antoinette Jay qui, lors de leur mariage, reconnaissent Félicie, fille naturelle d'Antoinette (âgée de douze ans) et Marie Louise, fille illégitime de Joseph et d'Antoinette (âgée d'un an).




mercredi 31 décembre 2014

#Centenaire14/18 pas à pas : décembre 1914

Suite du parcours de Jean François Borrat-Michaud : tous les tweets du mois de décembre sont réunis ici. 

Ne disposant, comme unique source directe, que de sa fiche matricule militaire, j'ai dû trouver d'autres sources pour raconter sa vie. Ne pouvant citer ces sources sur Twitter, elles sont ici précisées.

Sa fiche militaire indique une période "Intérieur" après sa mobilisation et avant d'aller "Aux armées". J'en déduis que c'est la période où il fait ses classes.
Tous les éléments détaillant l'instruction militaire sont issus de "L'infanterie en un volume, Manuel d'instruction militaire" (Librairie Chapelot, 1914) trouvé sur Gallica.

Toutes les personnes nommées dans les tweets ont réellement existé.
___ 


1er décembre
- Comment traverser un cours d’eau qui n’a plus de pont ?
- Évaluer la largeur du cours d’eau, mesurer la vitesse de l’eau, sa profondeur.
- Trouver des matériaux pour construire une passerelle de fortune : arbres, tables, charrettes

2 décembre
- Il n’y a pas de pont ? Débrouillez-vous, il faut traverser !
Manœuvres militaires 1912, Gallica 

3 décembre
- Au bivouac, on construit un abri léger à l’aide de branchage, planches, pailles… 
 
Construction belge, 1914, Gallica

4 décembre
- Route encaissée, fossé, haie d’arbres, muret : tous les types de couverts sont envisagés pour servir de protection.

5 décembre
- Le train de combat (TC) comprend, par compagnie, une voiture à munitions, une à vivres et bagages, une cuisine roulante.
- Il comprend, par bataillon, une voiture médicale, une voiture à viande.
- Le train régimentaire (TR) comprend 13 fourgons à vivres et une partie des chevaux haut-le-pied.

6 décembre
- En campagne, l’autorité militaire peut faire appel au zèle charitable des habitants pour recueillir des blessés ou malades.
- A ceux qui répondent favorablement à cet appel, il leur sera accordé une protection spéciale.

7 décembre
- L’exercice du jour (ou plutôt de la nuit) ne pose pas de problème : reconnaître le Nord grâce aux étoiles.
- Ça me rappelle le pays, ma vie d’avant

8 décembre
- L’exercice de tir à la mitrailleuse exige sérieux et concentration.
Mitrailleuse, 1914, Gallica

9 décembre
- On nous enseigne à déceler les indices indiquant une présence.
- La poussière signale une colonne en marche.
- Les reflets du soleil sur des objets brillants indiquent une troupe en mouvement.
- La fumée ou des feux supposent un bivouac (quand ils ne sont pas allumés exprès par l’ennemi).

10 décembre
- Le combat a pour but de briser par la force la volonté de l’adversaire.

11 décembre
- Je regarde mon copain Désiré.
- Puis tous les autres gars de la section.
- De nous tous, combien seront encore là après la guerre ?
Rueil classe 1917, Gallica

12 décembre
- Le soldat doit faire appel aux plus nobles inspirations de son cœur, à son énergie et à son instruction militaire.
- Confiant en ses chefs, il doit en toutes circonstances obéir aux sentiments d’honneur, de discipline et d’abnégation.

13 décembre
- L’éducation physique a pour objet le développement, l’entretien et le perfectionnement du soldat.

14 décembre
- Chaque soldat a une fiche individuelle où sont notés ses progrès en gymnastique.
Fiche individuelle gymnastique, Manuel instruction militaire, Gallica

15 décembre
- Les marches ont pour but de développer notre endurance.
Manœuvres militaires, 1909, Gallica

16 décembre
- On a retrouvé Henri Rattelier-Parchet et François Simond, des gars de Samoëns, qui viennent de nous rejoindre au 97è RI.
- Ils nous donnent un peu des nouvelles du pays. Des fraîches.

17 décembre
- Malgré son état de santé fragile, Alphonse Jay a (enfin) été mobilisé : il est parti au 22è bataillon de chasseurs.

18 décembre
- Ils ont mobilisé la classe 1915 ! Avec 10 mois d’avance ! Dire que nous, nous n’avons été appelés qu’avec un seul mois d’avance.

19 décembre
- Dire qu’ils nous avaient promis une guerre courte et efficace

20 décembre
- Les exercices succèdent aux exercices.
Soldat cherchant un espion, 1914, Gallica

21 décembre
- La présentation au drapeau est une cérémonie solennelle, faite au cours d’une revue passée en grande tenue de service.
- Le colonel évoque les souvenirs glorieux du corps et rend les honneurs au drapeau.
- Il fait appel aux sentiments élevés nécessaires au soldat pour l’accomplissement de son devoir en toutes circonstances.

22  décembre
- Les soldats ne peuvent écrire qu’après autorisation de leurs chefs.
- Ces écrits ne doivent concerner ni les affaires politiques ou religieuses, ni les puissances ou les armées étrangères.
- Ils ne doivent pas faire mention des fonctions spéciales qu’ils peuvent remplir au service.

23 décembre
- La belle tenue des troupes, la conduite digne des militaires témoignent de leur éducation, discipline et bon esprit.

24 décembre
- Ils paraissent si nombreux, ceux qui sont évacués blessés du front
Évacuation des blessés par train sanitaire, 1917, Gallica

25 décembre
- C’est mon premier Noël loin de la maison. Espérons que ce soit le seul

26 décembre
- La gymnastique éducative est continuée par la gymnastique d’application.
- Elle a pour objet d’apprendre au soldat à vaincre les difficultés qui se présenteront en campagne.

27 décembre
- Les exercices au gymnase (corde, équilibre, barres) succèdent à ceux sur le terrain (course, transport de fardeau, parcours d’obstacles).

28 décembre
- Tout militaire doit, en toutes circonstances, des marques extérieures de respect à ses supérieurs.
- L’inférieur s’adresse à son supérieur avec politesse et déférence, sans cependant se montrer timide ni obséquieux.
- Le tutoiement est interdit. Tout militaire doit le salut, de jour comme de nuit, à ses supérieurs.

29 décembre
- Les distinctions récompensent les efforts des soldats et stimulent leur zèle.
- En temps de guerre, après un combat, chaque commandant établit un rapport sur la journée et signale les hommes qui se sont distingués.
- Pour avoir pris un drapeau, un canon, pour sa belle conduite, sauvé son chef, un soldat peut être cité à l’ordre de l’armée.
- Bonnes notes, citation, promotion, certificat de bonne conduite, dispense de travaux sont les faveurs attribuées aux soldats méritants.

30 décembre
- Les manquements au devoir et faute contre la discipline sont punis, suivant leur gravité.
- Les punitions des soldats peuvent être la consigne au quartier, la prison, la rétrogradation de la 1ère à la 2è classe

31 décembre
- On nous donne quelques notions de premiers soins à donner à un blessé : le ranimer, le réchauffer, le mettre à l’abri derrière un arbre
- Stopper les hémorragies en appliquant un linge, fixé par une bande un peu serrée, ou un garrot si cela ne suffit pas.
- En cas de fracture, redresser le membre déformé, l’immobiliser (écharpe, attelle...) et attendre l’arrivée du médecin.




jeudi 25 décembre 2014

Un Noël à Noël

Il faisait froid ce soir-là. Le ciel cristallin était émaillé d'une myriade d'étoiles. L'air était fort vif. Toute la famille était dans la salle commune en train de s'habiller chaudement pour se rendre à la messe de minuit, fêter la naissance du Christ.

Charlotte peinait à habiller François, âgé de 5 ans, qui ne cessait de gigoter. Mais surtout, son gros ventre l'empêchait de se mouvoir comme elle le souhaitait. Son souffle était court, dès qu'elle faisait le moindre mouvement. Enfin, le garçonnet chaudement emmitouflé signala que toute la famille était prête à partir pour l'église. 

Embrassant tous ses enfants d'un regard, Charlotte eut une pensée émue pour le petit Jean, son premier-né, qui n'avait vécu que deux jours. Douze ans déjà étaient passés. Son second fils avait été aussi prénommé Jean, comme son père. Puis était venus René, François, Charles et la jeune Sébastienne, aujourd'hui âgée de deux ans et bien emmaillotée dans une chaude couverture. 

Alors que Jean, le père, avait une main sur la poignée de la porte, une violente douleur força Charlotte à s'assoir. Tout le jour elle avait eu mal au bas du dos. Reprenant son souffle, elle se releva et rassura son époux d'un regard. De toute façon, c'était bien trop tôt pour que le bébé arrive. Toute la famille sortit donc du logis et pris le chemin de l'église. Les enfants jouaient tranquillement le long du trajet, semblant ignorer le froid piquant. Au contraire, il sembla à Charlotte que l'église n'avait jamais été aussi loin. Elle avait l'impression de reculer au lieu d'avancer !

La messe de minuit était un moment qui plaisait beaucoup à Charlotte. La chaude voix du curé Pierre Michel qui s'élevait sous les voûtes de la vieille nef faisait naître chez elle une certaine émotion. Et elle attendait toujours l'instant où les enfants admireraient le petit Jésus enfin placé dans la précieuse crèche

Nativité, émaux de Limoges, vers 1500, © La Gazette de Drouot

Le curé parlait ce soir-là de la venue du Christ comme étant le plus beau des cadeaux qu'on pût recevoir. Mais Charlotte avait du mal à fixer son attention sur ses propos et la sainte messe toute entière. Même la joie des bambins de la paroisse eut du mal à lui arracher un sourire : au fil de la soirée, la douleur était devenue de plus en plus lancinante et rapprochée. Elle eut toute les peines du monde à regagner la maison, d'autant plus qu'elle devait porter sa fille tandis que Jean, lui, se chargeait de Charles qui s'était endormi sitôt le bout de la grand rue atteint.

A la maison, les enfants gagnèrent rapidement leurs lits, mais Charlotte ne se coucha pas. De toute évidence, l'heure était venue. Elle s'installa le plus confortablement possible devant la cheminée, tandis que Jean partit en quête de la sage-femme de la paroisse. Elle pensa un instant au berceau : celui que Jean avait fabriqué pour leur premier-né et qui avait accueilli ses six premiers enfants; il était désormais trop abîmé pour le septième. Jean devait en refaire un autre, mais ils pensaient qu'ils avaient encore un peu de temps pour cela. Où allait-on mettre ce petit pressé qui avait décidé d'arriver avant l'heure ?

Jean revint bien vite avec la sage-femme et heureusement tout se passa bien : même s'il était petit, le bébé était en bonne santé. Encore un fils, pensa Charlotte, en admirant le poupon tout fripé. A défaut de berceau, le petit garçon fut installé confortablement dans une caisse en bois garnie de linges.

Au petit matin, les enfants se réveillèrent. Jean et Charlotte leur présentèrent leur nouveau petit frère. Charles, du haut de ses trois ans, les mains agrippées à la caisse, son petit nez dépassant à peine du rebord du berceau improvisé, le regarda fixement. Puis il s'écria : "Mais ? C'est le petit Jésus !". Cela fit bien rire la famille et cette histoire se racontait encore à la veillée bien des années après. Chétif comme il était, on s'empressa d'aller le faire baptiser le jour même à l'église.

On ne l'appela pas Jésus, mais Noël... C'était bien le plus beau cadeau qu'ils pouvaient recevoir pour ces fêtes de la Nativité.


___

Noël Le Boucher, 7ème fils (sur 15 !) de Jean Le Boucher et Charlotte Le Peintre, a été baptisé le 25 décembre 1625 à Jarzé (49). Il est mon ancêtre à la 11ème génération. Il fait parti des 12 ancêtres de mon arbre nés un 25 décembre (dont 5 ont été prénommés Noël).

390 ans après sa naissance, j'espère que vous avez passé un bon Noël (avec ou sans un Noël dans la crèche... vous me suivez ?) et je vous souhaite de joyeuses fêtes et une très bonne année 2015 !


vendredi 19 décembre 2014

#Généathème : l'histoire sans fin

Curieusement je ne me rappelle pas quand et comment cela a commencé exactement.

Mon grand-père paternel avait effectué des recherches généalogiques : il avait dessiné un arbre grâce à ses trouvailles. Il en a donné une copie à tous ses enfants, je crois. J'en ai eu connaissance alors.

Arbre réalisé par mon grand-père paternel, coll. personnelle

Il avait aussi réuni quelques notes de sa belle calligraphie soignée. Cela commençait ainsi :
"Antoine Astié est né très probablement à Conques en Rouergue dans la décennie de 1740. Sa famille était de la paroisse Saint-Marcel, dans les hauts de Conques, comme pour tous les descendants avant que l'un vienne habiter à Angers, vers 1904. Ceci nous permet de dire que c'est à Conques en Rouergue le lieu d'origine de notre famille. 
Nos recherches sur les registres paroissiaux, déposés en mairie de Conques, sont, au-delà de la Révolution Française, restées infructueuses. Pour avoir plus de précisions, il faudrait faire un véritable travail de généalogiste." [ 1 ]

Si cet arbre est indéniablement la clé, le début de tout, je ne sais pas quand néanmoins j'ai commencé véritablement à éplucher les premiers registres. Ce qui est sûr c'est que j'ai pu récupérer une copie des notes de mon grand-père, qui m'a servie de base à mes propres recherches. 

Sa généalogie ne concernait que sa famille et celle de son épouse, ma branche paternelle donc : je l'ai étendue à mes branches maternelles.

Il est décédé en 2001; parti trop tôt pour que je partage avec lui mes découvertes. J'ose croire qu'il aurait aimé connaître cette multitude d'histoires, plus ou moins détaillées, accompagnant chacun de nos ancêtres, et que j'ai découverte au fur et à mesure.

En fouillant dans les documents de mon ordinateur, j'ai retrouvé des pages sous Word avec quelques notes par générations, datés de 2002 : j'ai donc commencé avant cette date.

Mon premier logiciel de généalogie est une version 2003. Je suis tellement habituée à entrer mes données dans un logiciel adapté que je me demande comment je faisais avant ! Parce que franchement, illustrer les liens, parfois complexes, entre les différentes familles, sous Word c'est rapidement impossible.

En me renseignant dans ma famille (y a-t-il d'autres amateurs d'ancêtres par ici ?), j'ai découvert qu'une cousine de mon père et une tante de ma mère avaient aussi fait des recherches : elles m'ont permis de fouiller tout à loisir dans leurs classeurs volumineux. Ça a été l'occasion de découvrir des photos de familles inconnues, des documents notariés et, bien sûr des lignées entières déjà déchiffrées... Ce qui ne m'a pas empêché d'aller vérifier toutes les données, ne serait-ce que pour en récupérer toutes les sources !

Mais si les débuts sont si flous, une chose est sûre : le virus a bien été attrapé, lui !

C'est ce frisson, je crois... quand après avoir longtemps cherché un acte, parfois désespéré de le trouver, et qu'enfin la situation se débloque. Le goût de la recherche. La joie de la découverte. 

Et puis avec la diversification des ressources en ligne, on peut découvrir davantage la vie de nos ancêtres : les contrats de mariage, les registres militaires ou de succession nous détaillent les meubles, les particularités physiques ou le niveau de vie précis. Et c'est tout un autre monde qui s'offre à nous. 

Parfois la petite histoire rencontre la Grande : révocation de l’Édit de Nantes, rattachement de la Savoie à la France, Première Guerre Mondiale... La rédaction de billets sur le blog est l'occasion d'approfondir des sujets divers, qui nous entraînent parfois beaucoup plus loin que prévu; mais c'est ce qui en fait le sel. La surprise.

Et parce qu'on ne sait jamais sur quoi on va tomber : la généalogie, c'est comme une boîte de chocolats... (comme dirait l'autre). En tout cas, une chose est sûre, une fois adoptée, c'est difficile de lâcher prise. Une histoire sans fin, quoi.


[ 1 ] J'ai pu remonter trois générations supplémentaires, à un nouveau "plus vieil ancêtre" prénommé... Antoine ! En fait la famille arrive à Angers dans les années 1870.

vendredi 12 décembre 2014

Nouvelle ère

Avant la généalogie c'était les voyages à la mairie : secrétaires plus ou moins aimables, registres parfois fourrés n'importe comment dans une cave humide, consultation dans la salle du conseil municipal (au mieux).

Avec la mise en ligne progressive, on peut faire ça à son rythme, quand on a 10 minutes (ou plusieurs heures, parce que, moi, personnellement, je n'ai jamais pu m'arrêter au bout de 10 minutes).

On entre aujourd'hui dans une troisième phase, une nouvelle ère : l'indexation collaborative.

Grâce au travail formidable effectué par des bénévoles (et une volonté certaine des archives départementales), il est possible de taper le nom recherché et, avec un peu de chance, aussitôt le nom apparaît. Alors d'accord, le plaisir de la recherche c'est une part importante de la généalogie. Mais entre, compulser pendant des heures des registres (virtuels ou non), à s'user les yeux sur des encres pâlies, pour finalement s'apercevoir qu'il n'y a rien. Rien de rien. Et taper un nom et repérer immédiatement la paroisse, la date, voir même parfois la page directe du registre où se trouve l'acte longtemps recherché. Entre les deux mon cœur ne balance pas trop longtemps.

Quelle joie de trouver enfin un acte resté inconnu, tout simplement parce qu'il était dans la paroisse voisine sans qu'on puisse le soupçonner. Des situations se débloquent souvent à partir de là.
Je citerais par exemple l'excellente base Noms de Vendée.


 Formulaire de recherche Noms de Vendée, AD85

On peut y rechercher une personne, mais aussi un couple. La base donne alors tous les actes où les deux personnes sont cités : naissances ou mariages des enfants, etc... Ainsi quand on ne trouve pas directement la personne, on peut avoir de la chance par ses frères et sœurs. Cela permet aussi de faire des découvertes inattendues.

Par exemple, en faisant une recherche par couple avec Baudin René et Mousseau Marie Anne, deux types d'actes ressortent :
  • un acte de mariage : celui de leur fils René (mon ancêtre).
  • cinq actes de naissance : ce sont les naissances de cinq de leurs enfants (ils en auront dix au total : les relevés ne sont donc pas encore complets). 

Ce qui est intéressant c'est que tous sont inscrits dans les registres de Menomblet, sauf un qui se trouve dans celui de la paroisse voisine de Montournais (bien que les parents soient dits de Menomblet). Cet acte m'avait échappé. Coincé entre deux naissances à Menomblet, comment deviner qu'il y en a eu une autre dans une autre paroisse ? Sans ce type de relevé, impossible de le deviner. 

Bien sûr, on peut ajouter différents critères : dates, paroisse déterminée, orthographe exacte ou approchante...

Et en plus, pas chauvins les Vendéens : de nombreux relevés des communes limitrophes, notamment des Deux-Sèvres, figurent aussi dans la base (mais également de Charente ou Maine et Loire). Ce qui est très précieux pour moi, dont les ancêtres n'ont cessé de naviguer de part et d'autre de la "frontière" des deux départements voisins.

Noms de Vendée recense les informations issues de l'état civil (au sens large), mais a aussi la volonté de collecter celles d'une grande variété d'archives : minutes notariales, registres matricules militaires, recensements de population, papiers fiscaux d'Ancien Régime, tenanciers de seigneuries, archives judiciaires... Cette base est un outil participatif. Il évolue en permanence avec l’ajout progressif des contributeurs : ne pas hésiter à y retourner de temps en temps, donc.

Un accès totalement gratuit aux données est, faut-il le rappeler, d'autant plus appréciable.

Bien sûr chaque médaille a son revers. La puissance de la base nous fait parfois ressortir des actes qu'on n'a aucune envie de voir !

Par exemple, en tapant les noms du couple Landreau Mathurin et Morin Marie, je vois qu'ils ressortent sur un acte de décès : celui de leur fils Mathurin, âgé d'un an et demi en octobre 1706. Or, je tenais l'acte de naissance de Mathurin en février 1705 pour être celui de mon ancêtre. Cet acte de décès vient me prouver le contraire. J'ai donc découvert que mon ancêtre avait un frère homonyme (défunt). Mais il va falloir repartir à la pêche pour trouver la véritable naissance de "mon Mathurin"... (qui n'apparaît pas encore dans les relevés).

Heureux ou malheureux (après tout, ça fait partie du jeu), j'adhère totalement à ce nouvel outil généalogique.