« Un soir, sur un chemin familier qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti frissonner l’arbre du silence. […] Il n’y avait plus de vent, rien ne bougeait, tout était apaisé, et pourtant j’ai entendu comme un murmure. J’ai eu l’impression - la conviction ? - qu’il provenait de l’arbre dont nous sommes issus : celui de nos familles, dont les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond de nous. Autant de feuilles, autant de voix vers lesquelles il faut se pencher pour bien les entendre, leu accorder l’attention nécessaire à la perception d’un silence qui, en réalité, n’en est pas un et ne demande qu’à être écouté. Je sais aujourd’hui que ce murmure a le pouvoir de donner un sens à notre existence, de prolonger la vie de ceux auxquels nous devons la nôtre, car ils nous habitent intimement. »

- Christian Signol, Ils rêvaient des dimanches

  • #Généathème
  • #RDVAncestral

vendredi 24 juin 2016

#ChallengeAZ : U comme Un peu, mon neveu !


UN PEU, MON NEVEU !

Signification

Naturellement !
Ça va de soi !


U © shutterstock.com
Origine
Voilà une des expressions d'une longue série comme "cool, Raoul !", "à l'aise, Blaise" ou "relax, Max !" ; elles sont courtes et comportent une rime intérieure.

Ici, le « neveu » n'est présent en appui de ce qui précède que parce qu'il rime avec.
Selon Pierre Enckell, cette expression serait apparue en 1824 sous sa première forme avec "un peu !" qui est une version courte de "pas qu'un peu !" litote pour dire 'complètement'.

Variante : « Je veux, mon neveu ! »
"Je veux !", qui est une forme d'acquiescement renforcé, est apparu chez Raymond Queneau en 1942 et il a fini par se substituer à "un peu" dans l'expression.





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